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04.12.2007

Pétillant

et voilà, pour la prochaine édition, qui aura lieu le 31 décembre, nous avons dérogé à la règle en choisisant notre adjectif, de circonstance. C'était pas le moment de tomber sur avaricieux ou aqueux !

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> pétiller
(verbe intransitif)
Eclater avec un petit bruit réitéré.
Jeter un vif éclat: des yeux qui pétillent, une intelligence qui pétille.
Produire des bulles.

03.12.2007

Dichotomique : le résultat

Allez, c'est maintenant ou jamais : je fais le compte rendu.

Pour cette troisième édition du Epithete cooking challenge, désormais connu internationalement jusqu' à Lyon, Lorient ou Marseille, nous étions donc cette fois chez Christophe et Cécile, qui n'avaient pas fait les choses à moitié, puisque précisément la table avait été divisée en deux, les garçons d'un côté et les filles de l'autre.

Une fois de plus j'avais en charge la partie apéro et entrée. Je passe rapidement sur les saucissons (sec et à l'ail) pour arriver aux bouchées aux deux pommes et deux boudins : tranches fines de pomme de terre puis traches de boudin blanc ou noir, parsemées d'un émincé de pomme revenu rapidement dans du sucre de canne et de la cannelle, le tout passé quelques instants au four. En boisson (sur une idée, je dois le reconnaitre, de mon papa), un Arbois rouge, Trousseau, 2005, dans le but de l'opposer à un Arbois blanc servi avec l'entrée.

 

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L'entrée : roulades de carpaccio de boeuf au crevettes et timballe de deux riz, sauce coco

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Là encore je reconnais une participation extérieure, puisque c'est Chris qui m'a suggéré cette association curieuse. Et forcément j'ai été emballé tout de suite : ça permettait toutes les dichotomies possibles : terre/mer, vertébré/invertébré, sucré/salé...

Les crevettes, enveloppées de carpaccio de boeuf, ont mariné tout l'après-midi dans une sauce faite de lait de coco, de jus de citron vert, d'un trait de curry et de piment. Elles ont ensuite été égouttées et essuyées sur du papier absorbant. Au dernier moment, elles ont été rapidement poellées dans un mélange huile d'arachide (hum...) et beurre, pendant que la marinade réduisait avec de l'ail et de l'oignon nouveau dans une autre poëlle. Le tout allait être servi fort originalement avec deux riz de camargue : rouge et blanc. Et accompagné comme dévoilé plus haut d'un Arbois blanc, sépage savagnin, pour compléter la dichotomie vin rouge/vin blanc.

 

Le plat : Cru-cuit de saumon aux deux riz

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Première fois qu'on se retrouve à avoir les mêmes idées ! Non, je ne dis pas que les grands esprits se rencontrent. quoi que. Ceci dit, il ne s'agit pas des mêmes riz : il y a cette fois un riz noir très intéressant et qui a visiblement demandé des recherches assez lointaines. L'élément central étant donc le saumon, avec les dichotomies chaud/froid et cuit/cru, pour un résultat très agréable et très bon. Comme j'ai eu quelques remarques sur le manque de fiabilité de ma mémoire, je préfère laisser les responsables s'exprimer :

Le cru-cuit de saumon aux riz noir et blanc

La dichotomie pouvait prendre plein de formes en cuisine, c'est finalement l'opposition cru/cuit (et froid/chaud) qui nous a semblé la plus prometteuse.
La première idée : un pavé de saumon cuit à l'unilatérale, grillé suffisamment fort et rapidement pour que la face non exposée au grill reste crue.
Heureusement, Martine, tenancière du site "banlieusardises" m'a rappelé que dans ce cas, la partie crue devient un peu gélatineuse et moins appétissante.
Le cru a donc été prélevé sur la partie la plus charnue du filet de saumon et découpé en petits cubes mis à mariner quelques heures dans du jus de citron enrichi d'un filet d'huile d'olive parsemé de coriandre. Quelques tours de moulin 5 baies pour un subtil apport de cardamome.
La partie la plus fine du pavé a grillé au moment de servir, parfumée d'un soupçon de cumin, d'un tour de moulin 5 baies, et de quelques cristaux de fleur de sel.

Un accompagnement classique pour le saumon étant le riz, nous avons eu envie de riz noir comme contre-pouvoir au riz habituel. Le véritable riz noir "vénéré" étant inaccessible dans le temps qui restait, c'est le riz sauvage américain, à l'enveloppe d'un beau noir-violet, qui a gagné le droit d'affronter le riz blanc basmati dans un duel de tours d'échecs disposées sur l'assiette de part et d'autre du saumon.

La boisson dichotomique nous a laissés plutôt ... secs, jusqu'à l'idée d'un vignoble "coupé en deux". Comme les vignobles de chasselas qui s'étendent de part et d'autre de la frontière franco-suisse, par exemple. Le chasselas étant nommé "fendant" par les suisses, cela lui conférait aussitôt un supplément dichotomique de bon augure. C'est donc un vin de cépage vaudois qui a eu l'honneur d'accompagner notre saumon, un Chasselas 2005 de chez Kursner à Fuchy.
Oui, je sais, Fuchy n'est pas particulièrement sur la frontière helvético-savoyarde, mais l'orthodoxie de l'épithète méritait d'être sacrifiée à la qualité du breuvage, très nouveau à nos palais.

Gildas, sache qu'il y a même un domaine vinicole coupé en deux par cette frontière : le terroir de Carra

 

 

Le dessert : gateau ying/yang aux deux chocolats

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Ma perception des événements ayant été sensiblement altérée par, très certainement, la fatigue, je laisse Babette s'expliquer :

Des précisions sur le gâteau, il résulte de la juxtaposition des recettes d'un gateau au chocolat classique et de la crème pâtissière. Il n'était certes pas diététique mais plus "léger" que je le craignais et les garçons, qui sont très sympas avec moi, m'ont même fait le plaisir d'en reprendre !

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 Boire ou conduire, il faut choisir. Avec un maximum de 500 métres à pied pour rentrer, nous avons donc pu apprécier pleinement les irish coffee, dichotomiquement équilibrés entre alcool et café, liquide chaud et crème CHANTILLY fraîche. Voilà, c'est dit.

Pour le coffee, il était French avec le Cognac ou Irish avec le Whiskey (on ne dit pas whisky, chez les Irlandais car ce breuvage se distingue des autres par sa triple distillation et c'est précisément là mon erreur ; une double distillation aurait été plus dichotomique...).

Mais qu'il soit French ou Irish, le café n'était pas surmonté de crème fraîche mais d'une crème Chantilly "maison" confectionnée avec 50 cl de crème fleurette, du sucre glace et de l'authentique vanille de Madagascar, un régal !

 

 Promis, je ne me laisserai pas distraire par le pétillant, la prochaine fois, je prends des notes en cours de repas...