Apéritif et entrée
Christophe : Pour l'entrée, l'idée est venue rapidement. Une soupe ou un bouillon seraient idéalement économiques. D'autant plus s'ils étaient faits avec des restes.
Bingo ! Il nous reste du bouillon, des légumes et de la queue de bœuf congelés après "Aqueux". Une entrée qui ne nous coûte que le réchauffage. Et comme nous la réchauffons chez Babette ...
Le vin non plus n'a pas coûté un rond : profitant d'une promo "3 pour le prix de 2", Cécile avait acheté 2 bouteilles de Zinfandel de chez Gallo, vin californien certes, mais qui accompagne très bien les viandes goûtues. C'est naturellement la troisième bouteille que nous avons servie !

L'apéro nous a donné un peu plus de mal, car comme dans le cas de "Horrible", on n'imaginait pas décevoir nos complices avec des cahuètes. C'est Cécile qui a eu l'éclair de génie en lisant comme synonyme : "chiche".
Le pois chiche sera donc à l'honneur de cet apéro, sous forme de pois mariné et de hoummos. Pour être raccord avec l'esprit du jour, nous avons commencé par ne présenter qu'une demi-douzaine de pois sur une grande assiette, avec des piques pour les attraper : il fallait donc jouer les pique-assiette.
La boisson elle aussi a joué les Onc'Picsou : nous avons présenté comme "Champagne" une bouteille de Crémant d'Alsace. La comparaison grippe-sous s'arrête là, car Cécile avait choisi le top de la catégorie.
Enfin un petit mot sur les feuilles de gingko biloba utilisées en déco : cet arbre a aussi comme nom familier "Arbre aux 40 écus", ce qui nous semblait approprié. Et comme il y en a un à 200 m de la maison, bien jaune en cette saison, ça ne coûtait rien de faire riche.
Le plat : on attend ton compte rendu Babette !
Le Dessert : Les sept péchés capitaux
Gildas : Suite aux recherches bibliographiques poussées d'Estelle, nous avons décidé d'étendre la thématique aux autres péchés capitaux. Cela impliquait un dessert composé de sept éléments, ce qui aurait pu être un peu riche si nous n'avions pas convenu de faire des micro-portions.
Honneur à l'avarice : il s'agissait simplement d'un mini-financier. Pour la colère.... des raisins bien-sûr ! Pour la gourmandise, une gourmandise au chocolat, servie tiède, avec un coeur fondant au chocolat blanc. Pour la luxure, une poire aux épices. La poire elle-même a déjà des formes assez sensuelles. Elle a été flambée à l'eau-de-vie de poire et cuite doucement avec tout ce que j'ai trouvé d'épices aphrodisiaques : gingembre, poivre de cayenne, muscade, graines de coriandre (oui Cécile j'ai aussi réussi à en mettre là), safran, vanille et un peu de gelée royale en plus histoire de dire. Passons à la paresse : des orangettes achetées déjà faites. Ma première idée quand l'adjectif avaricieux est sorti était que j'irai voir des commerçants pour leur demander de me donner gratuitement des produits pour réaliser ma partie. J'envisageais de filmer la transaction. J'ai donc décidé d'appliquer le principe pour cette partie du dessert mais malheureusement, devant la boutique, la batterie du camescope était à plat ce qui tombait bien car moi-même je me sentais brusquement moins téméraire... J'ai quand même réussi à négocier de n'acheter que 5 orangettes. non, mais.
Pour l'orgueil, nouvel appel aux recherches d'Estelle : le démon lié à ce péché est Lucifer, qui aurait voulu être l'égal de Dieu et qui, n'y arrivant pas, se serait vengé en poussant Adam et Eve à croquer la pomme. Me voilà donc parti sur l'idée d'une compote. Et je cherche sur internet un blog de cuisine qui serait écrit par une Lucie... Pourquoi ? pour ne pas laisser Lucie faire, bien-sûr ! J'ai trouvé
ce blog là et une recette de compote que je n'ai donc pas suivie mais qui m'a donné des idées : j'ai fait compoter mes pommes avec du beurre salé et du sucre, et j'ai rajouté une tranche de pain d'épices émiettée. J'ai ensuite passé le tout au blender. Un résultat diablement bon mais peu diététique.
Pour le vin, c'était encore une idée d'Estelle, et en fait liée à cette idée des sept péchés capitaux : Un chardonnay nommé "
Les pénitents". Ce vin des coteaux du charitois (Morvan) existe aussi en rouge en cépage Pinot et est l'oeuvre d'Alphonse Mellot, à qui l'on doit aussi de très bon Sancerres.
Et là, pour ceux qui ont suivi, il manque un des péchés capitaux dans la liste des desserts. Oui, l'envie. Et Cécile s'est aussi appercue (très vite) qu'il manquait sur son assiette la gourmandise au chocolat qu'avaient les autres convives... (bon on est sympas, elle l'a eue après quand même)