28.03.2009

Accéléré : le résultat

Il est temps de s'y mettre, à deux jours de la prochaine édition, voici enfin le compte rendu en entier.

Place donc pour l'entrée à Christophe et Cécile :

L'apéritif a pris la forme de petits sandwiches club (forme de repas inventée par un lord qui ne voulait pas perdre de temps à table) préparés avec de la tapenade sur du pain complet (accélérateur de transit intestinal).
Dans la famille des éléments riches en fibres, de petites boules de melon étaient à gober.

 

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Pour faire descendre plus rapidement ces bouchées de pain, nous avons préparé un cocktail "Tequila Sunrise" en arguant du fait que les levers (et couchers) de soleils sont des thèmes de prédilection des accélérés au cinéma, dans les docus sur la nature ...
Pour les distraits, sunrise signifie en anglais "lever de soleil". On fait monter un soleil de grenadine rouge sur un ciel de jus d'orange ... orange mouillé d'une averse de tequila.

Quant à l'entrée, c'est l'éclair qui nous a guidés dans l'accélération. Un éclair salé, osé, mais finalement réussi : pâte à choux maison (Cécile sait tenir un fouet) contenant
une purée de cœurs d'artichauts (là encore, choix dicté par la volonté d'accélérer la digestion) mixés dans de la crème fraîche.
L'éclair était présenté avec un cœur d'artichaut mariné, histoire de faire lever tous les convives pendant la nuit.

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Trouver la bonne boisson n'a pas été chose facile, mais nous avons finalement pensé aux vins dont le vieillissement est accéléré : le Madère en est un exemple, c'est pourquoi nous en avons servi une bonne bouteille de 10 ans d'âge, commercialisée par ces grands connaisseurs que sont les anglais.

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Gildas : Donc c'est à moi pour le plat. L'idée a été assez tardive mais m'a paru aussi simple qu'évidente : Comment faire un plat accéléré sans Turbo ? J'ai donc opté pour des filets de turbot en sabayon de champagne. La réalisation du sabayon au fouet, l'image du bouchon de champagne à l'ouverture de la bouteille s'accordaient bien au thème. J'ai voulu aussi rester dans la thématique automobile en choisisant la marque officielle du championat du monde de Formule 1, Mumm. En accompagnement, des légumes cuits de façon accélérée : Brocolis au micro-ondes et petites pommes de terre rate à la cocotte-minute !

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Pour la boisson, champagne bien-sûr. La recherche de la fameuse marque au bandeau rouge m'a fait écumer toutes les caves de la ville en vain. J'allais étendre mon champs d'investigation aux garages et concessions automobiles mais finalement j'ai trouvé mon bonheur dans cet endroit chic et sélect qu'est l'hypermarché Auchan de Vélizy. Et j'ai bien fait d'y aller puisque j'y ai rencontré un caviste sympathique qui m'a conseillé un Egly-Ouriet, qui s'est avéré plus original, plus fin et plus agréable que le Mumm, dont le rôle s'est donc limité au sabayon.

 

Nous finissons donc avec Babette, qui a pourtant été la première à rédiger son compte rendu !

Prem's !
Non je ne fais pas encore référence aux trains et à ses billets pas chers...
Mon dessert accéléré n'est autre qu'un Paris-Brest en TGV.
Le Paris-Brest est en effet une création d'un pâtissier de Maisons Laffitte à l'occasion d'une course cycliste.
Il a reproduit une roue de vélo (sans les rayons, Guilou!) en pâte à choux avec une crème au beurre au praliné.
L'originalité de cette roue, c'est qu'elle contient une chambre à air.

 

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Explication : pour confectionner le Paris-Brest, j'ai fait deux cercles, l'un composé de trois passages de poche à douille et l'autre, plus petit limité à un seul passage.
Avec l'aide de Régis LEPELLETIER, l'un de nos boulangers-pâtissiers du quartier qui m'a fourni le praliné réservé aux professionnels, j'ai fait une crème pâtissière montée au beurre, plus digeste qu'une crème au beurre (car nous nous sommes beaucoup préoccupés du transit, ce soir là).
Le praliné, crème compacte, a la particularité de se détendre au contact des autres ingrédients au point de s'avachir, ce qui a donné une crème mollassonne qui aurait mérité d'être préparée plus tôt mais c'était tout de même très bon et surtout pas écoeurant, du fait de la chambre à air.
Quant à la pâte à choux, le sourire narquois de Régis m'a mise en garde mais ne m'a pas découragée. Elle a d'abord râté, faute de cuisson suffisante puis a réussi à la seconde tentative. Alors tanpis pour le Paris-Brest de Régis qui est resté dans le magasin (mais nous n'avons pas oublié les framboisier/fraisier et la pyramide d'éclairs d'un certain anniversaire...)!

Voilà pour le vélo qui ne pouvait rester dans un aussi mauvais tempo. L'accélération est venue d'un pharmacien de Savigny sur Orge qui m'a suggéré un cocktail TGV.
Seulement, j'ai trouvé que le mélange 1/3 téquila 1/3 gin et 1/3 vodka était un peu trop brutal alors comme nous étions conduits en Bretagne, j'y ai ajouté de la liqueur au caramel salé et du jus de pomme et le tour (de roue) était joué!

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