19.11.2008
Epithete Cooking Challenge : Saison 2


17:22 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : epithete cooking challenge, cuisine, adjectif
22.10.2008
Avaricieux : Résultat
Apéritif et entrée
Christophe : Pour l'entrée, l'idée est venue rapidement. Une soupe ou un bouillon seraient idéalement économiques. D'autant plus s'ils étaient faits avec des restes.
Bingo ! Il nous reste du bouillon, des légumes et de la queue de bœuf congelés après "Aqueux". Une entrée qui ne nous coûte que le réchauffage. Et comme nous la réchauffons chez Babette ...
Le vin non plus n'a pas coûté un rond : profitant d'une promo "3 pour le prix de 2", Cécile avait acheté 2 bouteilles de Zinfandel de chez Gallo, vin californien certes, mais qui accompagne très bien les viandes goûtues. C'est naturellement la troisième bouteille que nous avons servie !
L'apéro nous a donné un peu plus de mal, car comme dans le cas de "Horrible", on n'imaginait pas décevoir nos complices avec des cahuètes. C'est Cécile qui a eu l'éclair de génie en lisant comme synonyme : "chiche".
Le pois chiche sera donc à l'honneur de cet apéro, sous forme de pois mariné et de hoummos. Pour être raccord avec l'esprit du jour, nous avons commencé par ne présenter qu'une demi-douzaine de pois sur une grande assiette, avec des piques pour les attraper : il fallait donc jouer les pique-assiette.
La boisson elle aussi a joué les Onc'Picsou : nous avons présenté comme "Champagne" une bouteille de Crémant d'Alsace. La comparaison grippe-sous s'arrête là, car Cécile avait choisi le top de la catégorie.
Enfin un petit mot sur les feuilles de gingko biloba utilisées en déco : cet arbre a aussi comme nom familier "Arbre aux 40 écus", ce qui nous semblait approprié. Et comme il y en a un à 200 m de la maison, bien jaune en cette saison, ça ne coûtait rien de faire riche.
10:07 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : epithete cooking challenge, avaricieux, cuisine
12.11.2007
Horrible : l'horrible résultat
Deuxième édition de l'épithète cooking challenge, et nous squattons à nouveau chez Babette. Encore une fois, elle a pris soin de préparer la table en rapport avec le thème. C'est horriblement joli.

En apéritif, Vomi de phacochère glacé et ses morceaux de bile.
Bon au départ je l'avais pas appelé comme ça, mais ça sonne bien, non ?

Il s'agit en fait d'un punch coco (1/4 de rhum blanc, 1/4 de sirop de sucre de canne et 2/4 de lait de soja) dans lequel flottent
des vermicelles de tapioca et des baies (hot lùu), bases d'un dessert vietnamien excellent (suongsa hot lùu) mais assez bizzare d'aspect. (horrible ?). Le tout est généreusement accompagné de glaçons et se boit très frais.
En accompagnement, des accras de morue. Pas très beaux d'aspect, ils étaient censés être aussi Horriblement épicés. En fait, j'ai peut-être été trop léger sur le piment.

Caroline, qui après avoir sorti au hasard du dictionnaire les adjectifs qui allaient nous torturer avait préféré s'enfuir à l'autre bout de la terre, était finalement courageusement revenue prêter main forte à Babette. Et quitte à mettre le doigt dans l'engrenage, elle avait aussi mis la main à la pâte.

Résultat, des très jolis doigts sectionnés au niveau de la deuxième phalange, à déguster avec une sauce de sang frais. Miam.
L'entrée : Assiette marine mutante post amoco

Au centre, un oeuf en gelée. N'oublions pas que horrible vient de la racine latine horrere, "qui fait trembler". pour corser un peu, l'oeuf a été poché dans une eau qui contenait du colorant rouge. ça donne un aspect "foetus" des plus réussi. Au fond, des lanières de saumon qui ont séjourné dans du colorant vert. On hésite entre une algue et une attaque microbienne. Pour ne rien perdre du spectacle, la gelée est transparente. Il s'agit juste d'eau salée mélangée à 4 feuilles de gélatine. J'avais aussi mis un peu de Martini bianco pour le goût, mais pas assez pour qu'on le sente vraiment. Dans une deuxième verrine, deux crevettes vertes (répéter 20 fois très vite "crevette verte) se prélassent dans un fond de mayonnaise rose. La deuxième idée était en effet de prendre des éléments "horiblement chers" et "horriblement bons" et de gacher le plaisir par des colorants affreux. ça marche très bien avec des crevettes roses. Je n'ai pas pu y arriver avec les médaillons de homard breton (Estelle avait menacé de me quitter). Il y a aussi des oeufs de saumon, qui n'ont besoin de personne pour avoir l'air horribles (oui Cécile, il n'y avait pas de caviar, je vais voir ce que je peux faire pour un prochain thème. avaricieux ? non pas celui-là.) et une salade de pousses de betraves et de saumon fumé, vinaigrette lègère huile de noisettes, balsamique et moutarde à l'ancienne (du noir et des petits grains !)
A boire avec tout cela : un Chassagne Montrachet blanc. En effet, une étude récente montre que le Chardonnay serait issu d'un croisement entre une variété de pinot et un horrible cépage : le gouais.
Le plat qui fait vomir la cuisinière : Monstres marins en daube, servis avec leurs cousins dans les pates
Un conseil si toi aussi tu veux faire cette recette chez toi : il est déconseillé de dépiauter ces pauvres bêtes à 7h30 du matin, au saut du lit.

Ce plat s'appelle aussi plus classiquement Poulpe en daube. Je laisse à Babette le soin de dire dans un post comment elle en est arrivée là. Le résultat est en tout cas absolument délicieux, tendre et parfumé. Et servi avec un vin espagnol qui a aussi été utilisé dans la sauce : le Sangre de Toro.
Les cousins dans les pates, ce sont bien sûr des pâtes à l'encre de seiche, pour aller encore plus loin, si possible, dans l'horreur.

L'interview de Babette sur son plat :
Revenir sur cet horrible souvenir du dépeçage de mes chers octopus, dont de surcroît un était estropié puisqu'il n'avait que 7 tentacules, provoque toujours un haut le coeur, si bien que je n'en dirai pas plus, excepté que le dictionnaire Collins Cobuild signale une étrangeté à leur sujet : "Some people cook and eat octopus". Ames sensibles s'abstenir !
Le dessert : proposition de perforation stomacale et son vin transgénique

Je laisse la parole à Christophe et Cécile pour décrire leur dessert :
Après" l'Imam Évanoui" de Babette pour le dîner albanais, nous pourrions baptiser notre dessert "Évêque lapidé" tant la poire cuite (au gingembre et citron vert) teintée de violet rappelle des viscères ou des chairs découpées. À moins que la mousse au chocolat (légèrement parfumée au whisky) ne nous entraîne vers le scatologique ...
Quant aux épingles ... L'idée était de faire ressentir l'horrible dans ce que le palais pouvait anticiper à la vue du dessert. Le latin "horrere" signifiant également "hérisser d'effoi", il fallait hérisser un bon dessert de piques rebutantes.
ATTENTION : n'essaie pas de reproduire chez toi cette présentation, c'est beaucoup trop dangereux !
Pour accompagner cette expérience limite, nous avons violacé dans sa bouteille un puissant Arbois, cuvée "Sacha" 2002 (mi-SAvagnin, mi-CHArdonnay). Que Jacques Puffeney, le vigneron, nous pardonne cet horrible attentat : ces colorants sont indétectables au nez ou au palais.

Je passe sur le café et les digestifs, sauf pour signaler que le choix était horrible, bien-sûr. Pour ma part j'ai aidé à finir le cognac, mais sans horrible mal de tête le lendemain !
Je laisse à mes camarades le soin de mettre leurs recettes en post, et si j'ai un peu de temps, je rajouterai un album photo avec les tests et essais...
15:55 Publié dans cuisine expérimentale | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : cuisine, recette horrible, repas horrible, entrée horrible, plat horrible, dessert horrible







